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Pandémie et grossesse chez les athlètes professionnelles

Les histoires suivantes racontent l’expérience personnelle de quatre de nos athlètes CLIF®. Cet article ne prétend pas fournir des conseils médicaux ou nutritionnels. Consultez toujours un médecin ou autre professionnel de la santé qualifié avant de vous adonner à des activités de conditionnement physique ou liées à la santé et la nutrition. Le contenu de cet article ne vise pas à faire d’allégations relatives aux bienfaits pour la santé ou à la valeur nutritive de nos produits.

Avoir un bébé... ça demande une bonne dose de réflexion et de préparation, n’est-ce pas? Il nous est tous déjà arrivé de nous demander si nous sommes prêts, si nous le serons même un jour, si nous en avons les moyens, ou si notre mode de vie serait adapté à l’arrivée d’un autre petit être humain.

Nous avons donc voulu savoir à quoi ressemblait cette phase d’interrogation et de préparation chez les athlètes professionnelles. En général, elles vivent une vie strictement organisée autour de l’entraînement et des compétitions où le moindre détail est réfléchi – des aliments qu’elles consomment jusqu’à l’heure d’extinction des feux pour avoir juste assez de sommeil. Mais qu’arrive-t-il lorsque toute cette planification et ces stratégies sont perturbées par une prise de poids s’étalant sur neuf mois et demi, une capacité d’entraînement limitée, des troubles du sommeil et des escapades gourmandes imprévues (semble-t-il qu’une de ces athlètes aurait mangé un gâteau entier en moins de 24 heures pendant sa grossesse).

Nous avons demandé à ces quatre athlètes CLIF® – qui ont toutes vécu une grossesse en temps de pandémie – de nous raconter leur expérience; Catharine Pendrel (vélo de montagne), Stephanie Howe (course ultratrail), Sarah Piampiano (triathlon) et Kimmy Fasani (planche à neige).

Athlete mom Catharine Pendrel mountain biking

Allons droit au but : est-ce que la venue d’un bébé signifie de mettre sa carrière sur pause? Quand on est au top de sa forme physique pour participer à des compétitions, comment prend-on cette grande décision de vie?

Catharine Pendrel (vélo de montagne) : "La décision a été en quelque sorte facilitée par la pandémie. Je m’étais déjà qualifiée pour participer aux Jeux de Tokyo, alors quand nous avons su que l’événement serait remis à l’an prochain – et puisque j’allais bientôt avoir 40 ans – nous nous sommes dit que c’était le moment idéal. On cherche toujours le “bon moment” pour prendre une pause de la compétition et avoir un bébé, mais il n’y a jamais vraiment de bon moment."

Stephanie Howe (course ultratrail) : "Pour moi, il n’a jamais été question de choisir entre un bébé et une carrière de coureuse. Au contraire, j’avais l’impression que la maternité conviendrait parfaitement à ma vie actuelle, y compris à ma carrière de coureuse professionnelle. Je savais que je voulais un jour devenir mère, et je ne voulais pas attendre le “moment idéal” pour me rendre compte que ça ne fonctionnerait pas aussitôt. J’ai donc décidé de voir ce qui allait se passer. En fait, je suis tombée enceinte tout de suite, ce qui m’a beaucoup surprise! Mon bébé aussi m’a surprise en arrivant trois semaines et demie plus tôt que prévu! Je me suis finalement rendu compte que la seule chose indispensable pour un nouveau-né, c’est un siège d’auto."

Sarah Piampiano (triathlon) : "Cette année devait marquer ma dernière année de course professionnelle. Je viens aussi d’avoir 40 ans et l’idée de fonder une famille et d’essayer de concilier cela avec la course de haut niveau m’angoissait beaucoup. Dans le monde de l’endurance, une athlète doit absolument interrompre sa pratique sportive pendant 12 à 14 mois, en plus du temps nécessaire pour retrouver ses capacités optimales. Dans la plupart des autres carrières, il est possible de travailler jusqu’à l’accouchement, mais ce n’est pas le cas pour les athlètes d’endurance. Bien qu’il soit possible de faire de l’exercice pendant la grossesse, notre capacité d’entraînement est limitée et nous nous entraînons à un niveau tellement bas que nous ne pouvons pas participer aux compétitions pendant un certain temps. Ainsi, quand tout a commencé à fermer à cause de la pandémie, nous avons décidé de profiter de la situation et réfléchi à un plan : je voulais participer à la course en 2021 et essayer de tomber enceinte d’ici juillet 2020; cela m’aurait permis de reprendre la compétition après la naissance du bébé!"

Kimmy Fasani (planche à neige) : "Je suis la seule de ce groupe à avoir déjà un enfant. Quand je planifiais l’arrivée de mon premier bébé, j’avais remarqué qu’aucune autre femme dans le monde de la planche à neige n’avait repris la compétition après avoir eu un enfant. À l’époque, mon mari et moi avions perdu trois de nos parents à cause du cancer. C’est alors que nous avons pensé : wow, nous avons toujours fait passer notre carrière avant tout, mais maintenant nous voulons des enfants pendant qu’il nous reste encore un parent avec qui vivre cette expérience."

À quel point peuvent-elles réellement s’entraîner pendant leur grossesse?

Il doit être frustrant de ne pas pouvoir faire la seule chose sur laquelle elles ont toujours pu compter. La plus grande leçon a été d’apprendre que les choses ne se passent pas toujours comme prévu – une excellente introduction à la maternité. Pendant la grossesse, ces athlètes ont su accepter cette réalité avec grâce, écouter leur corps et relâcher la pression.

Catharine : "J’ai eu des saignements d’implantation qui m’ont donné une bonne frousse. C’était super stressant parce que j’avais l’impression que mon corps et ma grossesse ne tenaient qu’à un fil. Non seulement je ne pouvais pas m’entraîner, mais pendant un moment, je ne pouvais faire aucun effort physique. Il a fallu que je comprenne que ce n’était pas une question d’objectifs, mais bien de ce dont le bébé avait besoin pour être en bonne santé. Ça m’a aidé à tracer la ligne entre mes objectifs sportifs et mes objectifs de grossesse. Je me suis demandé si ce n’était pas le bébé qui essayait de me dire que le monde ne tourne pas autour de mon programme d’entraînement."

Sarah : "Le bébé est ma priorité à 100 %. J’aime aussi beaucoup bouger en général, j’ai donc décidé de prendre plaisir à être active plutôt que compétitive. Cela dit, j’aime avoir des objectifs : je voulais courir un marathon pendant ma grossesse, et c’est ce que j’ai fait à 17 semaines. En même temps, ça ne m’aurait pas dérangée de ne pas arriver à le faire."

Kimmy : "J’ai continué à faire de la planche à neige jusqu’à ma 38e semaine lorsque j’étais enceinte de mon fils. Le fait de bouger et la connexion avec la nature m’ont permis de garder le cap. Pendant cette grossesse, j’ai eu beaucoup plus de nausées, mais le fait de bouger et d’être à l’extérieur a aidé à les atténuer. J’ai fait de la planche à neige jusqu’à ma 28e semaine, puis on m’a alitée parce que mon placenta était bas. Pendant cette grossesse, on m’a dit que si je commençais à saigner, je pourrais faire une hémorragie en 10 minutes. Pas le temps de se rendre à l’hôpital. J’ai dû accepter que tout ce que je pouvais faire pendant cette période angoissante était de sortir dehors et marcher."

La prise de poids n’est pas une mince affaire : qu’est-ce qui vous a surpris de la grossesse?

Stephanie : "J’étais tellement fatiguée au premier trimestre. Je me demandais constamment : 19 heures, est-ce trop tôt pour aller me coucher?"

Sarah : "Je pensais vraiment que j’allais avoir du mal avec les changements corporels et la prise de poids. Pour un athlète, prendre 12 kg peut sembler terrifiant. Pourtant, ça ne m’a pas vraiment dérangée. En fait, je me sens super bien – je suis lente, mais je me sens en pleine forme."

Kimmy : "J’ai été choquée par ce que mon corps a été capable de faire pendant la grossesse. Ma plus grande surprise a été la naissance. Le travail a été très difficile et mon col ne s’est jamais dilaté. La césarienne d’urgence a été toute une surprise."

Parlons nourriture. Avez-vous eu des fringales ou des préférences alimentaires particulières?

Catharine : "Étant une athlète, j’ai l’habitude de nourrir mon corps de bonnes choses; mais au premier trimestre de ma grossesse, je ne voulais manger que des craquelins et des tranches de pain grillées, AUCUN légume."

Stephanie : "À la fin de ma grossesse, je pouvais manger toutes sortes d’aliments. C’était génial parce que je n’étais jamais rassasiée, alors j’avalais des quantités énormes de nourriture (j’adore manger!). Le matin avant l’accouchement, je n’arrivais pas à apaiser ma faim. J’ai alors envoyé mon partenaire chercher des beignets. J’ai mangé les quatre beignets avant midi... Je crois que je me doutais que le bébé allait naître peu de temps après."

Kimmy : "Quand je suis enceinte, j’ai toujours besoin d’avoir des collations à portée de main. J’ai même glissé quelques barres énergétiques CLIF BAR® dans ma valise d’hôpital."

Nous souhaitons à ces quatre athlètes (enfin, trois, parce que le bébé de Stéphanie Howe s’est pointé le bout du nez trois semaines en avance) toute la force et la positivité du monde alors que leur date d’accouchement approche. Nous prendrons de leurs nouvelles après la naissance de leurs bébés. Elles pourront alors nous parler de la différence entre leurs attentes et la réalité de vivre avec un nouveau-né, de leurs plans et leurs dates de reprise de la compétition, et de leur nouvelle vie de mère.